Cette page s’adresse à celles et ceux qui travaillent avec des personnes et avec un territoire : conseillères et conseillers de France Travail, des missions locales et de Cap emploi, psychologues de l’Éducation nationale des CIO, animatrices et animateurs Info Jeunes, travailleuses et travailleurs sociaux des CCAS, des conseils départementaux (maisons des solidarités, PMI) et des CAF, équipes des France services, structures de l’insertion par l’activité économique, associations, enseignantes et enseignants de lycée professionnel, équipes de développement local. Ce n’est pas une plaquette : c’est ce que le site fait vraiment, avec quel bouton on le fait et où sont ses limites.
- Ce qu’il y a dedans, en un écran
- Connaître le territoire d’une personne ou d’un établissement
- Repérer les besoins et les manques
- Préparer un parcours avec la personne
- Travail en réseau : qui d’autre est sur la commune
- Contacter des entreprises et des services
- Ce que cette carte n’a pas (et ce qu’il ne faut pas chercher ici)
- L’utiliser en classe ou en atelier collectif
- Limites, bon usage et comment citer
Ce qu’il y a dedans, en un écran
La carte parcourt la France commune par commune : pour l’instant, il y a
34 875 communes montées dans 101 départements. Chaque commune
a sa propre adresse, du type …/gironde/bordeaux/, que tu peux coller dans un
rapport, un e-mail ou un QR code : la personne qui l’ouvre arrive directement sur cette commune,
sans passer par le département.
Sur la page d’une commune, tu trouves :
- un répertoire de ressources par catégories — emploi (France Travail, missions locales, Cap emploi, insertion par l’activité économique), orientation (CIO, Info Jeunes, Points Info Famille, services d’orientation des universités), action sociale (CCAS, PMI, maisons des solidarités, MDPH, CLIC, CIDFF, établissements sociaux et médico-sociaux), démarches (mairie, intercommunalité, France services, services de l’État et caisses, lieux de médiation numérique), éducation et formation (crèches, écoles, collèges, lycées, enseignement supérieur, CFA, organismes de formation), santé, sécurité (police, gendarmerie), associations (RNA), culture et bibliothèques, sport, espaces publics, entreprises (SIRENE) et commerces —, chaque ressource avec sa fiche, sa source et la date à laquelle elle a été vérifiée ;
- un moteur de recherche qui cherche dans toute la fiche (nom, description, services, adresse) et un bloc « Tu ne sais pas par où commencer ? » qui traduit un besoin en filtres ;
- des filtres par catégorie, sous-catégorie, public visé, coordonnées disponibles, type de structure et fiabilité de l’information ; chaque option indique combien de résultats elle donnera avant que tu la coches ;
- une vue carte dessinée avec la géométrie d’OpenStreetMap, sans tuiles ni requêtes à des serveurs extérieurs ;
- « X en chiffres », avec les indicateurs que l’Insee, la Dares et le SSMSI publient pour la commune, « Comparer deux communes » et « Découvrir », qui est expliqué plus bas.
Tout se passe dans ton navigateur. Il n’y a pas de compte, pas besoin de s’inscrire, et rien de ce que tu cherches ou enregistres n’est envoyé à un serveur.
Connaître le territoire d’une personne ou d’un établissement
Comment faire : va sur la commune et clique sur « X en chiffres » dans les raccourcis de l’en-tête. Tu y trouves les indicateurs de la statistique publique pour cette commune — la population (Insee), les revenus (Insee, quand le secret statistique le permet), les demandeurs d’emploi inscrits à France Travail (Dares), la délinquance enregistrée (SSMSI) —, chacun avec sa période.
Pour un diagnostic social de territoire, un projet de structure ou une réponse à un appel à projets :
- Chaque chiffre porte sa période et, en bas du bloc, le lien vers la source. Recopie-les tels quels, avec l’année et la source.
- Si le chiffre doit être défendu devant un financeur, va au lien d’origine : ce site est un raccourci pour le trouver, pas l’organisme qui le publie.
- Le répertoire complète les chiffres : combien d’établissements scolaires il y a, s’il existe une France services, une mission locale ou un CIO à proximité, quels équipements culturels et sportifs existent. C’est ce qui donne de la matière à un diagnostic de territoire.
Attention : pour les demandeurs d’emploi par commune, la Dares publie une série trimestrielle, mais son fichier communal ne donne que le 4e trimestre de chaque année, avec des effectifs arrondis à 5 : c’est donc un chiffre par an, pas un suivi mensuel. Pour un suivi plus fin, va directement aux publications de la Dares et de France Travail.
Repérer les besoins et les manques
Comment faire : parcours les catégories de la commune et regarde ce qui manque autant que ce qui existe. Une commune sans France services, sans lieu de médiation numérique, sans lycée ou avec peu d’espaces publics où accueillir du monde en dit long sur les déplacements que les gens doivent faire et sur ce qu’on peut monter sur place.
Dans les petites communes, le résultat est souvent le même : peu ou pas d’offre sur place. Il est alors utile de regarder aussi les communes voisines, en changeant de commune depuis la page du département, parce qu’un lycée à trente kilomètres n’existe vraiment que s’il y a moyen d’y aller et d’en revenir.
Ce qu’on ne peut pas conclure avec ça
- Ce n’est ni une étude de marché ni une prospection. Ce que tu vois est calculé sur les ressources chargées dans le répertoire, pas sur un recensement des entreprises ou des réponses sociales.
- « N’apparaît pas » ne veut pas dire « n’existe pas ». Certaines réponses ne sont publiées dans aucun registre ouvert — les centres sociaux agréés par la CAF, par exemple — ou ne le sont qu’en partie, comme les crèches, et une partie de l’activité n’est recensée nulle part.
- Le répertoire n’est pas complet et s’agrandit par étapes. Là où un manque pourrait mener à une mauvaise conclusion, le site lui-même le signale.
- Rien de tout ça ne remplace le travail de terrain : le coup de fil, la visite, la réunion du réseau de partenaires ou du comité local. Ça sert à arriver à cette réunion avec les questions déjà posées.
Préparer un parcours avec la personne
Comment faire :
- Pars de « Tu ne sais pas par où commencer ? » ou du moteur de recherche, et affine avec « Filtrer les résultats ».
- Ouvre les fiches utiles et clique sur « Enregistrer » dans chacune : elles vont dans « Ma liste », le bouton avec un compteur qui apparaît dans la barre des résultats.
- Ouvre « Ma liste ». De là, tu peux l’imprimer ou l’enregistrer en PDF (elle sort avec l’adresse, le téléphone, l’e-mail, les horaires et le site de chaque ressource, et avec la date du jour), et dans « Partager cette liste » tu peux copier le lien, l’envoyer par WhatsApp ou générer un QR code pour la remettre sur papier.
- Tu peux ajouter une note de 280 caractères maximum qui voyage avec la liste : « demande les horaires d’accueil et dis que tu viens de la part de la mission locale ».
La personne qui reçoit le lien voit la liste avec ta note et peut l’enregistrer dans la sienne. Ça sert autant à remettre un parcours à la personne qu’à orienter vers un autre professionnel avec le contexte déjà expliqué.
Deux limites importantes. « Ma liste » est enregistrée dans ce navigateur et sur cet appareil : ce n’est pas un compte, et si tu effaces les données du navigateur, elle est perdue. Et la note voyage dans le lien, donc n’importe qui l’ayant peut la lire : n’y écris ni nom, ni téléphone, ni aucune donnée personnelle de la personne que tu accompagnes.
À propos du téléchargement des données
Autant le dire clairement : le site n’a pas de bouton de téléchargement. Il n’y a pas d’export en CSV ni en Excel depuis le navigateur. Ce que tu peux emporter, c’est le PDF de « Ma liste », le lien de cette liste et l’adresse de chaque commune. Si, pour un travail, tu as besoin des données dans un tableur, écris-nous depuis la page de contact en expliquant pourquoi : un outil interne produit cette extraction et la demande peut être étudiée au cas par cas, en respectant la licence de chaque source.
Travail en réseau : qui d’autre est sur la commune
Comment faire : dans les raccourcis par catégorie, va dans les démarches pour avoir la mairie, l’intercommunalité, les France services et les services de l’État ; dans l’emploi, France Travail, la mission locale, Cap emploi et les structures d’insertion ; dans l’orientation, les CIO, les structures Info Jeunes et les Points Info Famille ; dans l’action sociale, le CCAS, les services du département et les établissements sociaux et médico-sociaux ; et dans les espaces publics, les lieux où l’on peut accueillir du monde : salles, auditoriums, gymnases, parcs et places.
Pour ce qui ne rentre dans aucune catégorie, dans « Tu ne sais pas par où commencer ? » il y a le groupe « Je veux organiser une activité », qui mène directement aux lieux et aux structures sur qui compter.
Et comme la carte est nationale, les communes voisines sont à un clic : depuis la page du département, tu peux changer de commune et voir ce qu’il y a autour. Pour orienter, pour monter quelque chose ensemble ou pour savoir si la structure que tu cherches existe dans la commune d’à côté, c’est par là.
Les associations viennent du Répertoire national des associations (RNA) : celles qui ont été créées ou ont fait une déclaration depuis 2016, ou qui sont actives dans SIRENE. Le RNA ne dit pas si une association fonctionne encore : le réseau local et le contact direct restent indispensables. Et avant d’orienter quelqu’un, vérifie le téléphone et les horaires auprès de la structure elle-même : la fiche dit de quelle source elle vient et quand elle a été vérifiée ; si c’était il y a deux ans, appelle d’abord toi-même.
Contacter des entreprises et des services
Comment faire : la catégorie « Entreprises et secteurs » réunit les établissements employeurs de la base SIRENE de l’Insee (entreprises personnes morales en activité, avec leur activité, leur tranche d’effectif et leur adresse) et, pour les commerces, cafés et restaurants qui n’y figurent pas, ce qu’OpenStreetMap recense dans la commune. Les chambres consulaires (CCI, chambre de métiers, chambre d’agriculture) sont aussi dans le répertoire. Le filtre « Coordonnées » ne garde que les fiches qui ont un téléphone, un e-mail ou un site.
Ce qu’il y a vraiment
Il faut le savoir avant de promettre quoi que ce soit à quelqu’un :
- SIRENE dit qu’un établissement existe, pas qu’il recrute : la base ne publie ni offres ni contacts. Les entrepreneurs individuels et les établissements en diffusion partielle ne sont pas repris.
- OpenStreetMap n’est pas une source officielle : il est tenu par des bénévoles, il peut être dépassé et mieux vaut vérifier.
Autrement dit : c’est un bon point de départ pour chercher des stages, des périodes de formation en milieu professionnel, des contrats en alternance ou des candidatures spontanées, pas une liste d’employeurs qui recrutent.
Ce que tu ne trouveras pas ici : des données personnelles. Quand un commerce porte le nom d’une personne physique, on publie le prénom et l’initiale du nom, et seulement le contact du commerce : jamais l’adresse ni le téléphone personnels de qui que ce soit. Il n’y a pas non plus de noms de dirigeants ni de personnes à contacter. Apparaître dans le répertoire n’est ni une recommandation ni une évaluation d’aucune entreprise.
Ce que cette carte n’a pas (et ce qu’il ne faut pas chercher ici)
Pour ne pas perdre de temps, voici la liste de ce qui n’est pas sur la carte, soit parce que ce n’est pas publié avec une licence ouverte compatible, soit parce que ce n’est pas encore chargé :
- les centres sociaux et espaces de vie sociale agréés par la CAF, dont la liste n’est pas publiée sous licence ouverte (seuls apparaissent ceux qui sont inscrits comme associations) ;
- une partie des crèches : seules sont là celles que monenfant.fr verse dans data·inclusion ;
- le catalogue des formations en apprentissage du réseau des Carif-Oref ;
- les entrepreneurs individuels (ils ne sont pas repris de SIRENE) et les associations d’Alsace-Moselle, inscrites au registre du tribunal judiciaire et non au RNA ;
- les offres d’emploi : elles changent chaque semaine et seraient vite dépassées ;
- les chiffres mensuels ou trimestriels des demandeurs d’emploi par commune ;
- les aides, appels à projets et dates limites de candidature : la carte ne les suit pas.
Pour chacun de ces points, va sur les pages officielles des organismes responsables. Si l’un d’eux devient disponible avec une licence ouverte, il entre dans la carte et ce guide est mis à jour.
L’utiliser en classe ou en atelier collectif
Quelques façons de faire qui marchent avec un groupe :
- À chacun sa commune. Chaque élève ouvre la carte, cherche sa commune et répond à trois questions : combien de personnes y vivent selon l’Insee, quels établissements scolaires et d’enseignement supérieur existent, et quels services publics il a à portée de main. Ensuite, on compare ensemble : le contraste entre une grande ville et une petite commune rurale explique en cinq minutes ce qu’un chapitre entier peine à dire.
- La chasse aux manques. Par deux, chercher un service qui manque dans la commune et trouver où se trouve le plus proche et comment y aller.
- Le parcours d’un cas. On distribue un profil (jeune sans expérience, personne arrivée récemment en France, personne de plus de 45 ans au chômage) et chaque groupe monte sa « Ma liste », puis partage le lien avec les autres pour la défendre.
- L’orientation avec les familles. Pendant un entretien au CIO ou une réunion avec les parents, ouvrir directement l’adresse de la commune et parcourir ensemble l’offre des lycées et de l’enseignement supérieur.
On peut la projeter sans rien installer et elle marche sur un téléphone. Si la salle n’a pas une bonne connexion à internet, prépare la liste avant et apporte-la en PDF.
Limites, bon usage et comment citer
- C’est une information indicative. Les données viennent de registres officiels et de sites d’organismes, et elles peuvent être dépassées : un registre met du temps à refléter une fermeture ou un changement de téléphone. Vérifie toujours avant d’orienter quelqu’un.
- Chaque fiche dit d’où elle vient et quand elle a été vérifiée, et porte une étiquette : « vérifié », « à compléter » (avec ce qui manque, expliqué) ou « source communautaire » (OpenStreetMap, non officiel). Une donnée qui n’a pas pu être vérifiée n’est pas publiée : la case reste vide.
- Le site n’appartient à aucune mairie ni à aucun organisme public. C’est un projet indépendant et sans but lucratif, qui fait partie de l’écosystème Mi Ruta Formativa Profesional. Aucun organisme ne répond de ce qui est dit ici.
- Si tu vois une erreur ou s’il manque une structure, préviens-nous depuis la page de contact : un formulaire prépare le message, et tu peux aussi écrire à contacto@mirutaprofesional.com. Si la donnée vient d’un registre public, il vaut mieux aussi la corriger à la source, sinon elle réapparaîtra la prochaine fois que le répertoire sera régénéré.
- La réutilisation des données dépend de la licence de chaque source, et elles sont toutes listées avec la leur dans les mentions légales du projet et dans celles de chaque département. La plupart sont sous Licence Ouverte 2.0 ; celles sous ODbL (OpenStreetMap, entre autres) obligent à garder la même licence. Cite toujours la source d’origine, pas ce site.
- Pour citer le site dans un rapport ou un travail, il suffit de ceci : Ta carte sociale, consulté le [date], de préférence avec l’adresse de la commune concernée.
- Confidentialité. Le site ne garde ni ce que tu cherches ni ce que tu enregistres dans ta liste ; c’est expliqué dans Confidentialité. Et souviens-toi : les notes des listes partagées voyagent dans le lien, donc n’y mets aucune donnée de la personne que tu accompagnes.
Il te manque quelque chose ? Ce guide s’écrit avec ce que racontent celles et ceux qui s’en servent. Si tu as besoin de quelque chose que le site ne fait pas — ou qu’il fait d’une façon qui ne te sert pas —, dis-le-nous sur la page de contact ou écris à contacto@mirutaprofesional.com.